ANXIETE : 3 ASTUCES POUR S’AIDER SOI-MÊME

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ANXIETE : 3 ASTUCES POUR S’AIDER SOI-MÊME

Si vous ne vous sentez pas prêt à entamer un suivi avec un professionnel, que votre entourage n’est pas soutenant ou que son écoute et sa disponibilité ne suffisent plus à apaiser votre anxiété, il existe quelques astuces ou habitudes que vous pourriez progressivement mettre en place afin de vous aider vous-même. Ci-dessous, je vous en propose trois qui me semblent fondamentales, mais d’autres pourraient tout aussi bien vous convenir.

On peut se sentir très seul face à ses angoisses et ses pensées négatives, alors la principale ressource que vous pourriez apprendre à exploiter, c’est vous-même ! Prenez-vous par la main, soyez doux avec vous-même et reconnectez-vous avec votre être, celui ou celle que vous êtes au-delà de vos peurs.

1. L’ACCEPTATION DE SES EMOTIONS

“Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l’apathie en mouvement.”
Carl Gustav Jung

Le premier pas que vous pourriez faire envers vous-même, c’est d’accepter votre état. Autorisez-vous à ressentir votre anxiété. En vous évertuant à lutter constamment contre cette sensation, vous ne ferez que lui offrir davantage d’importance et l’intensifier. Ainsi, lorsque vous vous sentez débordé émotionnellement, prenez un temps pour respirer par le ventre et posez-vous la question suivante : au fond, comment je me sens ? Quatre réponses peuvent venir à vous : le vide, la solitude, l’impuissance ou la peine/la douleur. Focalisez-vous sur cette émotion et prenez le temps de la ressentir, laissez-la vous traverser sans l’agripper en lui accolant des pensées négatives ou en tentant absolument d’en comprendre l’origine. Vous pourriez constater que vous avez tendance à intellectualiser vos sentiments et vos problèmes et à mettre de côté leurs aspects affectifs. Ce n’est pas grave, il s’agit d’un mécanisme de défense qui vous sert à ne plus subir vos émotions. Cependant, lorsque cette tactique inconsciente ne suffit plus, cela signifie qu’il est peut-être temps et nécessaire de vous reconnecter avec vos ressentis profonds.

Ce petit exercice vous permettra de vous rallier à vos émotions. En vous disant « J’accepte, j’accueille et je reconnais ce que je ressens » vous deviendrez votre meilleur ami et vous vous permettrez de considérer l’instant présent, plutôt que d’émettre des hypothèses sur un futur qui n’existe pas. Cette dernière phrase, qui peut paraître lapidaire, est pourtant vraie : ce qui existe, c’est ce que vous vivez ici et maintenant. Lorsque vous ruminez votre passé ou que vous angoissez sur votre futur, c’est votre mental qui vous parle, vous coupe de l’instant présent, et par extension, de vous-même. En laissant votre mental exercer son emprise sur vous, vous vous empêchez une liberté de mouvement et d’action vous menant à l’accomplissement de projets significatifs pour vous et à des changements positifs dans votre vie.

2. L’ECRITURE THERAPEUTIQUE

“Ecrire c’est une activité du présent d’abord, qui essaie de sauver le passé, mais pas seulement, qui est aussi tournée vers l’avenir. Ecrire, c’est en somme donner de l’avenir au passé.”
Annie Ernaux 

L’écriture expressive/émotionnelle peut vous aider à mieux gérer votre anxiété et à apaiser les ruminations et les pensées négatives qui interfèrent dans votre quotidien. Cette méthode peut s’appliquer en prenant la forme d’un journal intime ou en participant à des ateliers d’écriture. Son efficacité a été prouvée auprès de personnes souffrant de stress post-traumatiques ou éprouvant des difficultés à surmonter un deuil ou une séparation.

Il peut arriver que des situations sociales marquantes ou avérées traumatiques vous travaillent bien des années après qu’elles se soient produites. Il peut s’agir d’un conflit au cours duquel vous n’avez pas réussi à exprimer tout ce que vous ressentiez à la personne concernée. Celle-ci poursuit probablement son existence comme si de rien n’était, mais c’est comme si ce conflit s’actualisait perpétuellement pour vous. Des images demeurent, des mots vous restent en travers de la gorge, et il vous apparaît difficile de laisser partir symboliquement cette personne de votre vie. A défaut d’avoir toujours un contact avec elle, vous pourriez lui écrire une lettre dans laquelle vous lui exprimeriez vos ressentis avec sincérité et authenticité. Il ne s’agit pas de rédiger un recueil de tous les reproches que vous lui faites, car cela vous mettra automatiquement dans une place de victime, et ce n’est pas forcément ce que l’on recherche.

L’objectif pour vous, est d’analyser de votre propre place ce que vous avez ressenti à un moment donné, et les effets que telle interaction a pu provoquer en vous. En essayant de prendre du recul, réfléchissez également à ce que cette situation dit de vous et de votre positionnement dans vos relations aux autres de façon générale. Par exemple, il peut arriver que par peur d’un conflit, on décide de couper subitement les ponts avec un ami. La réaction de ce dernier, sous-tendue par un sentiment d’incompréhension, a pu être violente, et vous a fait regretter par la suite d’avoir tu les motivations d’une telle rupture. Si vous ressentez de la culpabilité, exprimez-la avec vos mots, et couchez sur le papier ce que cela signifie pour vous : « Je n’ai pas été capable de te dire que j’étais en colère parce que j’avais peur de ta réaction, je craignais de perdre ton amour, alors j’ai choisi la voie qui me semblait la plus simple. » En écrivant vos émotions, vous les prendrez à bras le corps, et vous conscientiserez aussi votre part de responsabilités. Après tout, une relation amicale se vit à deux, il conviendra donc de mettre le doigt sur votre propre implication dans la façon dont se sont déroulés les événements. Cet exercice vous servira, dans un premier temps, à évacuer la charge émotionnelle qui a ancré cette expérience encore vivace dans votre présent, et dans un deuxième temps, à apprendre à mieux vous connaître en identifiant certains modes de fonctionnement répétitifs.

Lorsque ce sera le bon moment pour vous, finalisez cet exercice par un acte symbolique. Certains préféreront brûler la lettre et en disperser les cendres dans un endroit important pour eux, tandis que d’autres souhaiteront peut-être l’accrocher à un ballon et la laisser s’envoler une fois qu’ils se sentent prêts. L’acte symbolique vient appuyer votre décision de laisser s’en aller et d’accepter ce qui a été ou ce qui ne sera plus.

3. L’ACTION

“L’objectif de la vie n’est pas la connaissance mais l’action.”
Thomas Huxley

Lorsqu’elle est pathologique, l’anxiété enferme dans un immobilisme permanent. Les pensées vivotent entre des scénarios chaotiques sur des événements futurs et des souvenirs émotionnellement chargés. Elles se teintent régulièrement de jugements dépréciatifs sur soi (« je suis nul », « je suis une mauvaise personne », « je n’y arriverai jamais ») sous-tendus par une mauvaise estime de soi et un profond manque de confiance en soi. Mais en dehors de la tête, que se passe-t-il ? La procrastination est monnaie courante chez les personnes en proie à une intense anxiété. Ce mécanisme d’évitement consiste à remettre au lendemain ce qui peut être fait aujourd’hui. Elles peuvent y avoir recours car elles ont une crainte maladive d’échouer, de se ridiculiser, d’être détestée, et de voir ainsi validées leurs croyances selon lesquelles elles sont incapables d’atteindre leurs objectifs. Nous avons vu dans le précédent article qu’elles peuvent s’enliser dans des mécanismes d’auto-sabotage les amenant, malgré elles, à confirmer la survenue des événements qu’elles appréhendaient tant.

Cependant, il est possible de court-circuiter l’emprise du mental en mettant progressivement en place des petites actions visant à confronter votre réalité subjective à la réalité telle qu’elle est. Quand on est anxieux, on diabolise des situations ou des rencontres futures en se basant sur des opinions et des jugements erronés. Les expériences négatives de votre passé peuvent y être pour quelque chose. Sans pour autant les mettre de côté, prenez-vous par la main et testez-vous, même si ce n’est que pour dix ou cinq minutes de votre journée. Vous avez peur et n’arrivez pas à démarcher des entreprises pour lesquelles vous aimeriez travailler : pourquoi ne pas commencer par une entreprise pour laquelle il y a moins voire aucun enjeu pour vous ? Si un ami proche vous invite régulièrement à un apéro avec des personnes que vous ne connaissez pas et que ça vous angoisse, pourquoi ne pas essayer une fois tout de même, en vous disant que vous y resterez trente minutes voir une heure maximum ? En vous exposant aux facteurs déclencheurs de votre angoisse, vous vous rendrez rapidement compte que les réactions et les événements que vous imaginiez ne sont pas toujours celles et ceux que vous constaterez. En réalisant que le pire ne s’est pas produit, vous parviendrez, petit à petit, à apaiser la peur que vous ressentez. Profitez de ces expérimentations pour observer vos sensations et vos ressentis pendant et après l’exposition. Qu’il s’agisse d’un réel inconfort physique et psychologique ou d’un soulagement à l’issue du passage à l’action, prenez-en note pour vous-même. N’oubliez pas de vous féliciter pour tous les pas en avant que vous accomplirez et faites en le récit à vos proches.

En enclenchant quelques mouvements et actions, même minimes, vous passerez de la position de spectateur à celle d’acteur de votre vie. Vous vous autoriserez à Être et à Vivre, tout simplement.

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